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Les opérations

Fiche descriptive | Contacts

Région Occitanie • Midi-Pyrénées

Département : Aveyron (12)

Villefranche-de-Rouergue - La Bastide

QPV

Site en montage

Contexte

Villefranche-de-Rouergue est une commune de petite taille (12 000 habitants dont 2/3 aura plus de 65 ans dans 15 ans) mais constitue un pôle structurant du Département en termes d’activité (rayonnement sur un bassin de vie de 50 000 personnes avec un chiffre d’affaires entre 175 et 177M€, dont 60% pour la route de Montauban, contre 40% en 2014, selon les données 2017 en cours de traitement par la CCI dans le cadre de son étude sur les habitudes de consommation de ménages), et d’attractivité touristiques compte tenu d’un patrimoine architectural fort.

Elle est nouvellement entrée en politique de la ville.

En effet, son cœur de ville connaît, depuis 50 ans, un processus de dégradation et de paupérisation important. Ainsi, sur le plan social, c’est le quartier le plus fragile de l’Aveyron. Sa situation est également particulièrement préoccupante du point de vue commercial et du point de vue de l’habitat (logement social de fait, 35% de vacance) et ce dans un contexte d’urbanisme dense et de repositionnement des équipements publics en dehors du centre.

Le tissu urbain et commercial

Historiquement, la Ville avait un tissu commercial dynamique. Le secteur marchand s’est progressivement beaucoup resserré compte tenu de nombreuses fermetures, notamment dans la rue de la République.

Cette situation peut trouver, en partie, son explication dans le développement d’une offre alternative proche et accessible, localisée sur des axes commerciaux majeurs et structurée autour de 3 acteurs historiques : Leclerc, Intermarché, Carrefour.

En outre, la proximité d’autres villes (Albi, Cahors, Montauban, Rodez ou Toulouse) très équipées en grandes surfaces affaiblit son rayonnement.

Site expérimental du rapport de propositions d’Yves Dauge sur le "Plan national en faveur des nouveaux espaces protégés", le centre ancien, qui accueille 12% de la population communale au sein de l’enceinte de la Bastide et 70 % de commerçants indépendants, est composé d’îlots en lanière très étroits qui rendent les surfaces en rez-de-chaussée difficilement exploitables et les conditions d’accès complexes.

En outre, les logements sont parfois rattachés au commerce ce qui fragilise leur occupation.

Le projet urbain et commercial

Les collectivités (Ville et Communauté de communes) ont d’ores et déjà engagé un certain nombre d’actions pour redynamiser le centre ancien :

  • Appel d’offre pour le lancement de l’étude préalable à la mise en œuvre d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur début 2018,
  • OPAH-RU jusqu’en 2013,
  • Dispositif de subvention à la réalisation de travaux pouvant aller jusqu’à 40 % en QPV,
  • Recrutement d’un manager commerces et soutien à l’association des commerçants,
  • Mesures visant à développer la fréquentation du petit commerce : stationnement d’une heure gratuit à proximité des commerces, mise en place de chèques cadeaux pour faire revenir des personnes qui ne fréquentaient plus le centre ancien, création d’une place de marché numérique « Agatchako », habillage de devantures de commerces vacants, etc.
  • Délibération du Conseil municipal pour inscrire une obligation de passer en CDAC pour les projets compris entre 300 et 1 000 m² et réflexion pour limiter le développement commercial en périphérie dans le cadre du PLUI,
  • Réflexion en cours concernant le devenir de la halle de marché qui pourrait accueillir des activités économiques et culturelles.
  • Toutefois, il manque des enseignes qui changent l’image du centre ancien.

    En outre, le départ à la retraite de certains commerçants historiques fait craindre un développement de la vacance et une nouvelle baisse de fréquentation à laquelle la fermeture du cinéma et la sortie du centre-ville de commerces générateurs de flux (les opticiens, dernier chausseur « historique » prévue dans l’année, ou du guichet de La Poste) ont contribué.

    Un des enjeux pour la collectivité est de trouver la bonne articulation entre l’offre commerciale répondant aux besoins de la population résidente et la dynamique créée par la fréquentation touristique future.

    Exemple de locaux vacants

    Elle souhaite donc être accompagnée par Epareca dans l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie d’intervention en faveur du commerce de son centre ancien.

    Saisine d'Epareca : 06.06.2017

    Mise en études : Conseil d'administration du 06.03.2018

    Afin d’approfondir la réflexion et d’objectiver la situation, il est proposé d'objectiver le potentiel de redéploiement du centre ancien.

    Toutefois la question commerciale ne pourra s’envisager indépendamment des problématiques d’habitat et d'une stratégie urbaine d’ensemble en lien avec l’Anah pour la partie habitat.

    Christelle BREEM, Directrice des Etudes, de la Stratégie et de la Communication

    cbreem@epareca.org